Souvenir Inoubliable

chers william emanuel cobham jr je tenais à te remercier sincèrement pour la signature sur mon laminaphone. Pour moi, cet objet n'est plus seulement un instrument, mais un témoin précieux de notre rencontre.  Chaque fois que je le joue, je me souviens de ton talent et de ce moment, ce qui rend la musique encore plus spéciale. Merci d'avoir rendu ce souvenir inoubliable.

Présentation

Le laminaphone est constitué d’une table d’Harmonique surmonté de lames de métal horizontales, sous lesquelles se trouve la caisse de résonance appelées « résonateur ». le laminaphone est composé d'un clavier qui, sauf exception, couvre quatre octaves;

Histoire

Racines ancestrales — Les premiers lamellophones africains remontent à environ 3 000 ans (lames en bambou, côte ouest africaine) puis à ~1 300 ans (lames métalliques, vallée du Zambèze). Le missionnaire portugais João dos Santos en a laissé les premières traces écrites au XVIᵉ siècle. Le kalimba moderne (années 1950) — L'ethnomusicologue britannique Hugh Tracey, installé en Rhodésie (actuel Zimbabwe), a créé en 1954 une version occidentalisée du mbira, qu'il a baptisée « kalimba ». Son modèle standard était diatonique (15 touches, une seule rangée), accordé en do ou fa majeur. Naissance du modèle chromatique — La version chromatique est une évolution ultérieure du kalimba de Tracey. La multiplication du nombre de lames et la disposition sur deux rangées (notes naturelles en bas, dièses/bémols en haut) ont permis d'intégrer les 12 demi-tons de la gamme tempérée. Cette évolution s'est faite progressivement, d'abord par des fabricants et luthiers qui adaptaient les modèles existants, avant d'être industrialisée. Popularisation contemporaine — Des marques comme Seeds (modèle 34 touches), Mugen (CKL12) ou Nammas ont mis sur le marché des modèles chromatiques double rangée standardisés. Le succès du titre « A Kalimba Story » d'Earth, Wind & Fire en 1974 a contribué à médiatiser l'instrument dans le monde occidental, ouvrant la voie à ses dérivés plus avancés. En résumé, la kalimba chromatique n'est pas une invention distincte mais une extension technique du kalimba de Tracey, apparue dans la seconde moitié du XXᵉ siècle pour répondre au besoin de jouer dans toutes les tonalités. le laminaphone s’inscrit dans la continuité avec l’ajout systématique d'une caisse de résonance et 4 octaves minimum Si le premier laminaphoniste de talent fut le jazzman Billy Cobham, l'instrument a vite trouvé sa place Il a été utilisé au fil des années dans des styles musicaux très différents (notamment la salsa), même s'il ne joue véritablement un rôle central que dans certaines formations de jazz.